Non-essentiels  

Le virtuel comme nouveau paradigme.

Sommes-nous devenus des robots attachés à nos smartphones, comme une extension de notre main, une dépendance à la connexion ?

Nous sommes de plus en plus en rupture avec la vie sociale, de plus en plus isolés mais connectés.

S'enferme-t-on nous-mêmes dans un nouveau modèle social ?

Quelle perception avons-nous de la réalité, de la vérité ?

Vit-on sa vie par procuration ?

Un selfie comme effet miroir, narcisse poussé à son paroxysme, se rassurer pour exister, tel l'auto- portrait sans cesse revisité de l'artiste.

Des selfies comme des moments trop visibles, impudiques, voyeurs.

Des bouts de vies jetés dans l’arène des commentaires.

La boîte de pandore ouverte et 300 likes s'en échappent,

attendre ces likes.

Sommes-nous heureux derrière cette façade caramélisée ?

On se jette dans la gueule du loup à coup de commentaires, la confusion est à son comble

Et que faisons-nous de nos moments invisibles, sommes-nous libres ?

Connectés mais de plus en plus déconnectés de l'essence même de la vie, de la spontanéité, de l'instant présent.

Frénésie,

Le sablier sans cesse retourné, le monde en accéléré, la pensée n'a plus de répit, la multitude d'informations ne captent plus notre attention, une sorte d'aliénation s'est installée.

Vivons-nous de plus en plus dans l'illusion ?

 

Pour l'instant le monde nous échappe et le chaos est bien présent, nos facultés de pensées s'amenuisent, nos réflexions, nous sommes touchés au cœur de notre intellect, physiquement et psychiquement, en perte de repères.

Privés de liberté de mouvement, privés de moyens d'expression, on nous enferme de plus en plus.

 

Et si tout s'éteint, si on débranche tout, existons-nous encore ?

 

Alors je vous invite à redécouvrir, René Magritte et élargir notre champ de vision :

Ceci n 'est pas une pipe (la trahison des images) dont le message qu'elle véhicule est plus important que la toile en elle-même, questionne sur les faits et la perception que l'on a des faits, offre une réflexion sur la distanciation entre le réel et ce qu'on perçoit du réel, nos propres filtres, nos propres croyances inculquées au gré de notre vécu.

Magritte nous parle de revenir aux rêves, à l'essentiel, à la vérité simple de ce qui nous entoure et qui est familière, de bouleverser nos systèmes de pensée, nos automatismes, et de bouleverser nos habitudes, ne jamais s'enfermer, toujours élargir nos horizons et surtout fuir comme la peste la pensée unique, sans oublier de nous enivrer de poésie.

Hôte Gallery

Hôte Gallery - 203 Rue Haute - hoogstraat 1000 Bruxelles