Tegan pick  

Pour Tegan

Ce nom déjà avait excité mon imagination. Elle m'évoquait les peintres symbolistes Anglais, une muse préraphaélite. Elle avait la peau blanche et lumineuse des tableaux érotiques de la renaissance, une Vénus d'Urbin. Je crois que je n'avais jamais vu de femme aussi belle, aussi désirable pour moi. Elle était tout ce dont je rêvais. Nous nous étions vu une première fois autour d'un verre. J'avais pu vaincre ma timidité, et sans doute sa méfiance, parce qu'elle souriait à mes bêtises. Il faisait beau, la lumière frappait sa peau transparente et l'entourait d'un halo presque irréel. Elle portait un jeans et un peu de maquillage, un léger décolleté offrait au regard la pulpe de sa gorge. Je n'osais même pas regarder autre chose que son visage, j'attendais qu'elle m'y autorise. Par principe, j'étais venu sans idée à ce rendez-vous, pour me sentir à l'aise, et par peur sans doute d'être rejeté. Pourtant nos échanges de mails avaient déjà poussé loin nos imaginations. C'était gênant, mais avec un sourire tendre, j'essayais de lui dire que c'était merveilleux déjà, d'avoir imaginé. Voilà, tu sais qui je suis maintenant, lui avais-je dit en partant. Moi je suis toujours sous le charme, à toi de décider, avais-je ajouté en approchant mon visage du sien pour que nos joues se frôlent. Le contact des peaux me laissa rêveur, j'avais juste eu le temps de respirer le parfum de ses cheveux et d'apercevoir sa nuque gracile à porté de mes lèvres, encore interdite.

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Le lendemain, c'est un texto qui m'a réveillé de ma grasse mâtinée : j'ai passé un bon moment avec toi. Le soleil entrait dans la pièce, je lui plaisais. Elle me proposait de passer chez elle, dans deux jours, en fin de journée. Mon coeur battait, je devais me calmer bon sang, n'espère rien Olivier, et tu ne seras jamais déçu, ce sera mon mantra jusque là, pour tenir émotionnellement. J'avais acheté une bouteille de vin blanc, un entre-deux-mer, que j'aime boire en mangeant des huitres. Je n'y connaissait pas grand chose en vin, mais celui-ci est léger, iodé, parfait pour l'été. J'espère que ça lui plaira. Sous le soleil d'aout, j'étais moite, j'avais l'impression d'être un petit garçon perdu, en avançant dans sa rue. Elle m'a ouvert et adressé un sourire. Elle m'a ensuite invité à la suivre, et je lui avais emboité le pas, sans arriver à contenir un regard sur ses hanches. Installé sur le canapé, je la regardais s'éloigner pour revenir avec de quoi ouvrir la bouteille. C'était une femme différente de celle que j'avais rencontré deux jours avant, elle portait à présent une jupe, un décolleté plus profond, des talons, sa crinière rousse était attachée. Elle était divine, ses yeux plus fardés, cernés de noir, sa bouche carmin. Plus aucune peur en moi maintenant. Avec ma voix caressante, j'essayais de l'émouvoir, de la rendre gaie, j'avais l'impression d'être avec une amie, c'était l'été, la vie était merveilleuse. Un silence s'est étiré un peu et nos regards se sont croisés. Le mien qui pétille bien souvent s'est figé. Mes yeux quand je cesse de les animer deviennent noir, un regard de Perse entouré de grand cils charbon. Ils pouvaient faire peur quand il se figeaient comme ça. J'ai souri pour la rassurer. Je voulais percer son âme, j'avais vu, en un trait, la petite fille pleine de rêves, l'enfant blessé, la maman, et la femme pleine de désirs. J'approchais mon visage du sien, je fermais les yeux, tant pis si elle les garde ouvert, moi, je voyageais déjà, je m'abandonnais aux sensations. Nos lèvres se sont touchées plusieurs fois, c'était chaud et tendre. Je passais ma main dans ses cheveux, tout me semblait si petit, délicat, j'étais ému. Son visage, ses traits si fins, avaient la perfection d'un marbre antique, c'était un miracle de grâce. Nos baisers devenaient plus passionnés, plus profond, on échangeait l'eau de nos bouches, on se mordillait les lèvres. Impossible déjà de se décoller, on s'est embrassé une éternité comme ça. Alors que sa bouche assoiffée restait entrouverte, poussant déjà de petits râles, je posais doucement, en contenant ma passion, une série de baisers, depuis le cou, jusqu'à la naissance des seins, encore extraits à ma vue et à mes mains. Depuis le début, j'attendais ce moment ou je pourrais frôler la chair de ses cuisses. Elle les tenait serrées l'une contre l'autre, avec la pudeur qui sied. Tout en l'embrassant, du bout des doigts, j'allais du genoux en remontant vers la jupe. Il me semblait que sa peau était plus chaude et moite à mesure que je remontais. Après quelques caresses, toujours pudiques, je sentais les cuisses se desserrer pour accueillir mes douceurs. J'étais déjà très excité. Je voulais faire durer chaque moment. Ma main s'immisçait sous sa jupe, puis dans l'étoffe de sa lingerie : entre les replis de chair, au bout de mon doigt, une perle de rosée. Je l'ai regardé et je lui ai souri. Elle s'est mordue les lèvres en faisant un petit son mignon pour dire son plaisir. Qu'elle est belle ! Ses cheveux, détachés à présent, tombaient en cascade sur ses épaules. Elle s'est levée pour aller chercher des petites choses à grignoter en cuisine, que nos baisers lui avait fait oublier. Je l'ai regardé se lever et j'ai arrêté sa course pour la placer devant moi. Sans dire un mot, j'ai dégrafé sa jupe, et l'ai fait glisser sur ses jambes. J'aimais la voir nue comme ça devant moi. J'ai fermé les yeux, et j'ai embrassé l'intérieur, si délicat, de ses cuisses. En déposant mes baisers, j'apercevais dans la transparence de sa lingerie, le mont de Vénus, impeccablement glabre. Mon désir redoublait d'intensité. La simple idée d'être à quelques centimètres de son bijoux me rendait dingue. Je tournais autour, j''écartais un peu l'étoffe, pour libérer encore quelques centimètres de peau, j'empoignais ses fesses. Elle m'a entrainé vers la chambre, je l'ai suivi. Elle était déjà presque nue et s'est couchée sur son lit. Je me suis déshabillé et me suis collé à elle, entremêlant mes jambes au siennes, mon sexe dur contre son ventre. On s'est regardé, sans dire un mot, dans le fond des yeux. Le rêve allait commencer. J'ai libéré ses seins du soutien-gorge. La voilà, offerte. Ma bouche s'est affolée, ne pouvant rien faire d'autre que d'embrasser, ses seins, ses bras, son cou, son ventre. Je me suis approché du fruit, je voulais la faire bourgeonner partout. J'ai écarté légèrement ses cuisses, passant ma main dans sa culotte, que j'ai enlevé finalement. J'ai embrassé encore les pourtours, comme pour me torturer, puis j'ai gouté enfin. Son sexe s'est ouvert, je lapais, j'aspirais, je léchais, je buvais, j'enfonçais ma langue en elle, je devenais vorace, j'aurais voulu la mettre toute entière dans ma bouche. Mes mains, à l'aveugle, avaient trouvé le chemin des seins, je pinçais tendrement les tétons, parfois je les suçais, je les aspirais, puis je revenais à la fleur. A présent, du joli pli de son sexe, débordaient les pétales gorgées de désir. Elle bourgeonnait de partout, ses tétons roses étaient érigés, son sexe gonflé brillait de son eau mêlée à l'eau de ma bouche. Je l'ai mise à quatre-patte pour me glisser sous elle, j'étais ivre, possédé par quelque chose. Ce vrai désir est tellement rare, j'avais soif, faim d'elle. J'avais envie de lui dire des « je t'aime », tant j'aimais son parfum, son sexe, sa peau, son souffle. Je m'étais glissé sous elle pour m'engouffrer dans le moelleux de ses fesses, de ses cuisses, j'étais tout entouré de douceurs, de chaleur, de parfums, au paradis. Assise sur mon visage, elle m'avait saisit dans sa main. L'excitation était à son comble, mon sexe parcouru de veines, était énorme, le gland luisant. Ses doigts délicats posés sur moi, pinçaient la base, le bout, titillaient. Au rythme de ses caresses sur mon sexe, je comprenais qu'elle aussi perdait la tête. Elle accélérait, le pressait fort dans sa main. Ma bouche était comblée, mes mains pétrissaient tout ce qu'elles trouvaient à pétrir.. Ohh ! Je pourrais faire ça des heures, elle s'était mise à onduler du bassin sur mon visage. La voilà complètement éclose, son sexe ouvert accueillait encore mes coups de langue qui semblaient vouloir la pénétrer. Elle avait soif de moi. Je me dégageais pour me replacer prêt d'elle, pour l'embrasser encore à plein bouche. Elle s'est mise sur le dos, sa chevelure, en s'étalant, formait un couronne rousse autour de son visage, blanche figure de porcelaine. Ma peau, dans la semi-pénombre paraissait presque noire à côté de la sienne. J'ai écarté largement ses cuisses et ses lèvres se sont entrouvertes, pour laisser paraitre la perle fine et rose. J'ai approché mon sexe du sien, pour qu'ils se touchent, se frôlent. Puis j'ai introduis mon gland, qui est entré, épousé par les grandes lèvres, pour ressortir avec l'eau qui l'a fait luire un peu plus. Je l'ai caressé longuement comme ça, superficiellement avec mon sexe, puis profondément. C'était délicieux, je me sentais sur-puissant, dur comme du bois. J'ai attrapé l'arrière des genoux, pour écarter les jambes un peu plus, les relever encore pour ouvrir complètement ma maîtresse, j'ai plongé en elle, me laissant retomber, le visage dans la chevelure et le creux du cou. J'avais envie de la mordre, de lui tirer les cheveux, de lui écarter les fesses, pour la sucer encore, de presser ses seins dans mes mains et d'aspirer ses tétons, de m'enfoncer en elle, encore et encore. Je l'ai retournée, à quatre patte, mon dieu, cette vision là, son abricot entre les larges fesses, et les cuisses charnues, la taille qui se resserre. Mon sexe était presque douloureux, la nuit ne faisait que commencer... Je sais que je resterais longtemps dans le souvenir de ce moment, que la simple pensée d'elle et de ces moments, le souvenir des parfums, du goût de son sexe attisera mon désir, hantera mes nuits. Je voudrais recommencer encore, explorer avec elle les détours du plaisir, l'attacher, la dominer, la laisser me dominer, la surprendre, la faire jouir, puis rester les yeux dans les yeux, le souffle dans le souffle, tout contre elle.

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