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    Zhu Ye     

Koyuki Kazahaya 風早小雪 (1987, Japon) koyuki.kazahaya@icloud.com

koyuki-kazahaya.blogspot.com instagram.com/koyukikazahaya/#

Je vis et travaille actuellement à Bruxelles. Après avoir obtenu un master en gravure à l’Université des Arts de Musashino, à Tokyo, en 2012, je me suis installée en Belgique afin d’y poursuivre un deuxième master à la Royal Academy of Fine Arts d’Anvers, suivi d’un Master of Research en Art et Design à Sint Lucas Antwerp. Mon travail a été présenté dans le cadre de: Fukushima Biennial 2026, Tomioka Archive Museum, Fukushima, Japon, 2026, Centre de la Gravure et de l’Image imprimée, La Louvière, 2026, Dessin Contemporain à 4 mains, Hôte Gallery, Bruxelles, 2026, Homesick Tea Gathering, Morpho, Anvers, 2025, Art on Paper, Bruxelles, 2021, 2022, Chasing Flowers, commissariat de Stef Van Bellingen, WARP, Sint-Niklaas, 2020, Cultuurcentrum Strombeek, 2017–2018, Galerie Zuid, Anvers, 2016–2023, Workspace Brussels, Bruxelles, 2015–2016, Le Salon d’Art, Bruxelles, 2015–2025, Croxhapox, Gand, 2015, Guanlan International Print Biennial, Guanlan Original Printmaking Base, Chine, 2013, 2015, International Print Triennial Cracow, Bunkier Sztuki Contemporary Art Gallery, Katowice, Pologne, 2012, The National Art Center Tokyo, Japon, 2010–2012, Gallery Face to Face, Tokyo, Japon, 2010–2024. Participation à des programmes de résidence : Basis, Francfort, Allemagne, 2018
 Cité Internationale des Arts, France, 2015–2016
 FLACC, 2014
 Frans Masereel Centrum, 2013, 2014
 Résidence d’écriture en ligne, 2021
 Verbeke Foundation, 2013 Mon travail comprend le dessin, la gravure, la peinture, l’animation vidéo et le son. Pour mes projets, je m’intéresse à la confrontation entre l’être humain et la nature. Je réalise des photographies, des films et des enregistrements sonores sur les lieux que je visite, puis j’utilise ces documents comme matériaux afin de transmettre ma propre vision des lieux et de les confronter à ma perception et à mes expériences personnelles. Esprit de la forêt Esprit de la forêt s’inspire du thème d’une forêt millénaire abritant des sanctuaires que j’ai visités lors de mon séjour au Japon. Nombre de ces sanctuaires existent encore dans les montagnes, et les arbres sacrés qui les protègent continuent d’être vénérés. C’est un lieu sacré où les gens se rendent avec leurs propres pensées et leurs souhaits. Lorsque l’on y pénètre, on ressent une tension et un apaisement qui diffèrent de ceux que procure une forêt ordinaire. Une présence sacrée, les esprits, ainsi que les pensées et les sentiments des êtres humains, se transmettent de génération en génération. Lotus dans la boue Il existe un ancien proverbe chinois : « Le lotus dans la boue ». Il signifie que le lotus fait naître de magnifiques fleurs tout en poussant dans la boue : même lorsque l’environnement qui l’entoure est souillé, il demeure pur et ne se laisse pas contaminer. Lotus dans la boue est un projet consacré au cycle de floraison du lotus. La fleur elle-même ne s’épanouit que pendant environ quatre jours. Puis les pétales tombent et les graines sont dispersées, donnant naissance à un nouveau cycle. En observant ce cycle de vie, j’ai le sentiment qu’il constitue un microcosme de l’existence humaine. Les fleurs revêtent une signification particulière, comme on peut le constater non seulement dans l’art, mais également dans la littérature, les chansons et la musique. Dans différentes cultures, les êtres humains établissent parfois un parallèle entre leur propre vie, le passage du temps et le cycle de vie des fleurs. Un célèbre waka (poème traditionnel japonais) dit ainsi, en substance : « Les fleurs sont éphémères et tombent si rapidement, mais elles refleurissent chaque année sans changer ; la vie humaine, elle, est bien plus impermanente.

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Koyuki Kazahaya Née en 1987, Koyuki Kazahaya est formée au Japon à la Musashino Art University de Tokyo, où elle se spécialise en gravure. La venue d’Ingrid Ledent, professeure de lithographie à l’Académie des Beaux-Arts d’Anvers, comme enseignante invitée à Tokyo, déclenche sa découverte de la scène artistique belge. Elle s’installe en Belgique en 2012, obtient un master en gravure à l’Académie d’Anvers, puis un master en recherche en art à Saint-Luc Anvers. Très tôt, elle cherche à s’affranchir des dimensions de la gravure traditionnelle pour développer des œuvres de très grand format, parfois monumentales, allant jusqu’à plusieurs mètres. Le dessin devient un espace immersif dans lequel le spectateur est invité à entrer. Cette approche a donné lieu à des installations de grande ampleur, notamment à la Verbeke Foundation. Son travail se déploie exclusivement en noir et blanc. Ce choix engage un défi majeur : faire sentir la couleur, la matière et les textures du monde à travers la seule variation des valeurs et des surfaces. Les titres, souvent choisis a posteriori, évoquent des états — Silence, Spirit — et renvoient à une mémoire affective des lieux. Le souvenir de Fukushima irrigue sa réflexion sur les paysages dévastés et la persistance de leur esprit. Ancrée dans une sensibilité japonaise où la nature est habitée par des forces invisibles, elle cherche à transposer l’esprit des lieux plutôt que leur représentation littérale. Elle s’attache aux reflets des paysages sur l’eau, à ce qui se dérobe et se diffracte. Le processus de création débute par une immersion physique : visites de sites, prises de photographies, captations sonores et parfois olfactives. Le dessin devient alors la transposition d’un affect, la reconstruction sensible d’une atmosphère vécue. Denis Laoureux

© 2017  Hôte Gallery. 

Hôte Gallery

Hôte Gallery - 203 Rue Haute - hoogstraat 1000 Bruxelles

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